Urgence écologique et climatique

23 juillet 2018 Commentaires fermés sur Urgence écologique et climatique

Quinze mille scientifiques alertent sur l’état de la planète.                                                                         (Le Monde 14 novembre 2017)

Tous les indicateurs montrent une dégradation catastrophique de l’environnement sous la pression de l’homme.

Lire l’article : 15000ScientifiqAlerte (nov2017)

Publicités

Collapsologie et intuition

30 juin 2018 Commentaires fermés sur Collapsologie et intuition

Par Vincent Mignerot – 24 avril 2018

Vincent Mignerot propose ici une analyse fine et une déconstruction sans faiblesse des bégaiements « experts » en effondrements ; cela ouvre des pistes pour comprendre l’improbable, sinon impossible ajustement des brutalités déjà actuelles de notre monde avec un projet de société qui soit respectueux de la vie alors que tout s’effondrera.

Cela m’amène, par contrecoup, et parce que comme chacun je suis et serais concerné personnellement par le sujet, à me poser des questions qui, je l’espère, illustreront son propos.

Quelles seront mes réactions confronté à un « tremblement de terre », au tremblement de MA terre » ? Dans quelles dispositions d’esprit, comment mon psychisme, ma sensibilité, mon intelligence pourront faire face, affronter un quotidien entièrement recomposé (nourriture, soins, transports, énergie …) et surtout « hostilement » recomposé ?

En d’autres termes, vais-je m’organiser pour être le dernier « loup » à survivre au milieu des ruines, l’ultime, le plus rusé, celui qui a dévoré ses congénères ?

Ou, à l’inverse, ma disparition programmée (ce qui n’est pas vraiment un scoop … n’est-ce pas le lot de tous les vivants ?) suscitera ou confirmera-t-elle en moi le besoin premier de respecter les valeurs qui ont orienté mes choix et vertébralisé mon existence, la fin annoncée ne changeant rien à l’affaire ?

Ou dit encore autrement, mourir comme j’aurai vécu ? …Prédateur ou coopérateur ? …Profiteur ou serviable, utilisant le talent reçu pour mon intérêt perso ou pour la communauté ?…Aliéné ou libre ?

Tous les humains grandissent au rythme lent des maturations humaines … en l’affaire, la génération spontanée serait une fable. Chacun se doute bien que selon son histoire et les choix qui ont orienté sa vie AVANT, il réagira pareillement APRES.

Et cela ne vaudrait pas pour nos choix de société ?

A l’instar de Cyril Dion, du mouvement Colibri dont je suis membre, Pablo Servigne, dont j’ai beaucoup apprécié les conférences sur la collapsologie, infantilise ses interlocuteurs avec un discours rassurant, faussement rassurant en fait : « Ca va mal se passer mais il y a des solutions » dit le premier lorsqu’ajoute le second : « Et cela ne fera pas si mal que ça … on va se serrer les coudes … et pourquoi pas, s’aimer très fort ! ». C’est peu respectueux, je trouve.

Bien entendu, les coopérateurs bienveillants des petites structures et organisations, crées ces dernières 30 années, et fondées sur le respect de la vie par la conscientisation de leurs membres résisteront, individuellement et collectivement, mieux aux différents effondrements et probablement, en amortissant les chocs, plus longtemps que d’autres moins bien préparés. Mais résisteront- ils/elles longtemps à la déferlante des chômeurs et laissés pour compte de notre société, déferlante qui sortira notamment de nos banlieues – où vit 60% de la jeunesse de notre pays – à laquelle s’ajoutera celle des réfugiés climatiques ?

Ca ne se passera pas bien parce que cela ne peut pas bien se passer Il n’y a rien, pas le plus petit signe qui permet d’espérer le contraire. Ce n’est pas une intuition … Tous les indicateurs – sociaux, politiques environnementaux … – sont au rouge ; il suffit d’écouter les gens, observer leurs comportements.

On ne peut pas vivre dans des sociétés occidentales/européennes mobilisées par une coupe du monde de football, par des jeux olympiques, c’est à dire mobilisées par la compétition et la concurrence, et dirigées par des oligarchies arrogantes et corrompues, protégeant par priorité leurs intérêts de caste, et espérer des comportements sociaux bienveillants. La naïveté ne saurait être de mise en l’affaire. C’est trop sérieux !

Merci Vincent de l’avoir compris … et écrit dans ce texte magnifique et limpide !

Lire le texte de Vincent Mignerot : Intuition et collapsologie

 

Roya citoyenne – Cédric Herrou

20 mai 2018 Commentaires fermés sur Roya citoyenne – Cédric Herrou

Zia Oloumi Avocats    Communiqué du 12 mai 2018

A l’occasion du procès en cassation de Cédric Herrou concernant les faits d’octobre 2016, la haute juridiction française vient d’accéder à la demande des avocats de cet agriculteur de la Roya et décidé le 9 mai 2018 de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité relative au « délit de solidarité ».

Condamné par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence le 8 août 2017 à 4 mois de prison avec sursis (décision non définitive), pour aide à l’entrée, au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière, alors qu’il n’apportait que son aide humanitaire à des personnes vulnérables et en détresse, M. HERROU a formé le 11 août 2017 un pourvoi en cassation. La question posée à cette occasion tend ainsi à faire constater l’inconstitutionnalité du « délit de solidarité » réprimé par les articles L.622-1 et L.622-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

Les dispositions de ces articles permettent effectivement de réprimer le fait pour toute personne d’avoir, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation et le séjour irréguliers, d’un étranger en France même pour des actes d’aide à des fins purement humanitaires qui n’ont donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte. La possible « exemption » ou « immunité humanitaire » ne s’applique qu’au titre du seul délit d’aide au séjour irrégulier (et demain peut-être à la circulation) d’un étranger en France et non pour l’aide à l’entrée, lesquels actes peuvent pourtant parfaitement relever d’une démarche purement humanitaire et désintéressée. De même, le champ des exemptions est limité et il revient à chaque prévenu de démontrer son innocence.

La défense de Monsieur Cédric Herrou a toujours soutenu la position selon laquelle la fraternité était le socle de la République et s’opposait à une législation qui directement ou indirectement porterait atteinte à ce principe en incriminant ce qui pourrait s’analyser comme une mise en œuvre de cette devise.

Lire la suite de l’article : Roya citoyenne Cédric Herrou

Espaces culturels émergents, Tiers-lieux, Lieux intermédiaires, Fabriques…

12 mai 2018 Commentaires fermés sur Espaces culturels émergents, Tiers-lieux, Lieux intermédiaires, Fabriques…

Comment appréhender les espaces culturels émergents ?

Aujourd’hui assistante chercheure pour le Centre des arts et du management culturel de la Burgundy School of Business (ancien ESC Dijon), Cassandre Jolivet a achevé une thèse professionnelle l’an dernier, dirigée par Elena Borin, sur les espaces culturels émergents, autrement appelés « espaces culturels intermédiaires ». Elle propose une synthèse de ses recherches dans une série de six articles publiés, entre le 26 mars et le 1er mai, dans Profession Spectacle.

1/6      Tiers-lieux, lieux intermédiaires, fabriques…

Depuis une vingtaine d’années de nouvelles pratiques culturelles se développent partout en Europe, et plus récemment en France. Des bâtiments abandonnés, souvent industriels, sont investis par des artistes et deviennent des squats, des espaces artistiques indépendants, des laboratoires de création artistique… La nouveauté de ces pratiques ainsi que la diversité des projets les rendent difficiles à classer, dans un secteur où l’on est habitué à des modèles institutionnels bien calibrés, surtout en France.

Zoom sur ces lieux émergents et leur typologie. Un nouvel objet difficile à identifier… En France, la prise de conscience de l’émergence de ces lieux semble se faire au début des années 2000, lorsque Fabrice Lextrait est chargé par Michel Duffour, secrétaire d’État à la décentralisation culturelle et au patrimoine, de mener une étude afin d’être informé sur ces lieux et leurs particularités1.

Dans cette étude, ils sont nommés « lieux culturels intermédiaires », mais on parle aussi de «tierslieux», « fabriques », « friches », « laboratoires » culturels, ou encore « espaces culturels émergents ». L’absence d’un terme unique pour les identifier montre leur diversité.

Il faut cependant faire la différence entre ces termes, qui font référence à des lieux, et d’autres concepts, également émergents, qui peuvent prêter à confusion.

Lire la suite : LieuxCulturelsEmergents

Macron … l’immature en son labyrinthe algorithmique

9 mai 2018 Commentaires fermés sur Macron … l’immature en son labyrinthe algorithmique

Publié le 6 MAI 2018 sur mediapart PAR CHRISTIAN SALMON

Un an après son élection, le président cherche à construire un pouvoir charismatique en héroïsant son destin personnel et en faisant du romanesque le cœur de l’aventure politique. Comment projeter la fonction présidentielle dans le XXIe siècle en la greffant sur un imaginaire qui date du XIXe siècle ? La contradiction paraît insurmontable à l’heure de la révolution des algorithmes qui neutralise toute velléité de symbolisation. 

En octobre 2017, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel réalisa un entretien remarqué avec Emmanuel Macron, devant lequel il évoquait Napoléon à Iéna, décrit par Hegel comme « l’Esprit du monde à cheval ». Un an après son élection, force est de constater que « l’Esprit du monde » est tombé de sa monture.

Mais qu’en est-il aujourd’hui de « l’Esprit du monde » ? Y a-t-il encore un chef d’État capable d’en supporter le poids ? Rien n’est moins sûr ! Et ce n’est pas la récente rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron à Washington qui nous convaincra du contraire. On y vit non pas l’Esprit du monde à cheval mais la télé-réalité chevauchant sur la scène politique. Non pas le héros hégélien qui s’étend sur le monde et le domine, mais deux individus s’empoignant comme des lycéens, l’un voulant humilier l’autre, et y réussissant. C’est sans doute le seul résultat probant de cette visite qui a illustré jusqu’à la caricature le caractère parodique et quasi histrionesque que revêt la scène politique contemporaine.

L’homo politicus y subit une démystification radicale, qui l’entraîne dans la spirale d’un inexorable discrédit : de l’incarnation de la fonction à l’exhibition de la personne et de l’exhibition à sa carnavalisation. L’iconographie de la rencontre Trump/Macron ne laisse guère de doutes : Donald Trump officia moins comme un président des États-Unis que comme le producteur et l’animateur de l’émission de télé-réalité « The Apprentice ». En l’occurrence, l’« apprenti », c’était Emmanuel Macron, président de la start-up nation, qui était venu se mesurer, non pas à une autre start-up, mais à un animateur de télé-réalité.

Il croyait racheter à la baisse un président peu populaire, mais Trump le ramena à sa condition d’outsider, venu à Washington pour jouer dans la cour des grands. Celui qui croyait avoir bâti un rapport de force sur une poignée de mains fut traité tel le candidat d’une émission de télé-réalité, traîné devant les caméras comme un garçon timide, cajolé en public comme un enfant, épousseté de ses pellicules et de ses calculs avant d’être présenté devant le jury des médias. « Il doit être parfait. Il est parfait », a lancé le président américain.

Poursuivre la lecture : Macron … algorithmique

Macron, Investisseur disrupteur

6 mai 2018 Commentaires fermés sur Macron, Investisseur disrupteur

INVESTISSEUR, soumis à l’ordre économique

Publié le 2 MAI 2018 dans Mediapart PAR ROMARIC GODIN

 Dans son entretien à Forbes, Emmanuel Macron explique que ses choix économiques sont déterminés par sa volonté de coller aux intérêts des investisseurs. Il ne se contente pas d’annoncer la fin de l’exit tax, il présente une vision du monde faite de soumission à la volonté des plus riches.

 « Mon travail n’est pas de regarder la télé et de faire des commentaires d’actualité, j’ai autre chose à faire », a martelé Emmanuel Macron concernant sa présence en Australie le jour de la fête du travail. Et pour enfoncer le clou sur cette indifférence à l’égard du 1er Mai, Forbes, le magazine étasunien préféré des hommes d’affaires de la planète, a publié un entretien avec le président de la République qui révèle sa conception des rapports économiques et sociaux comme aucun autre auparavant.

La défense des intérêts du secteur privé

L’hôte de l’Élysée y est dans son élément, il assure faire partie du monde des lecteurs de Forbes« Je pense que je comprends les entrepreneurs et les preneurs de risque plutôt bien », revendique-t-il avant d’appuyer : « Pour moi, c’est important. J’ai cette compréhension directe de ce que sont leurs intérêts. » Cette perception est élevée au rang de mode de gouvernement. « Avoir des contacts directs avec le secteur privé, avoir cette expérience de ce secteur et être capable de comprendre les déterminants clés du choix d’un investissement sont les meilleures façons de comprendre et de prendre la bonne décision », explique le président de la République.

Emmanuel Macron ne cache donc pas qu’il détermine ses choix par sa volonté de coller le plus possible aux intérêts des investisseurs, ce qu’il appelle une « approche favorable aux affaires » (« business friendly approach »). Or, ces intérêts sont financiers et les choix seront donc ceux qui accroîtront la rentabilité de ces investisseurs. D’où les généreux cadeaux fiscaux qui ont été accordés et qui le sont encore, on le verra. On le sait, Emmanuel Macron rejette le titre de président des riches, mais il revendique celui de « président des investisseurs ». De fait, Emmanuel Macron truffe ses réponses à Forbes de termes managériaux. Il se met en scène dans cette interview comme dirigeant d’entreprises, conseillant EDF, par exemple, sur la nécessité de s’allier aux start-up.

DISRUPTEUR et thatchérien

Publié dans Marianne le 02/05/2018 Par Hadrien Mathoux

Lors de son entretien avec le magazine américain, le président développe longuement sa vision de l’économie française. La « disruption » et la libéralisation y sont jugées indispensables pour adapter le pays à la marche du monde. Aux critiques, Emmanuel Macron répond en 2018 comme Margaret Thatcher dans les années 1980 : « Il n’y a pas d’alternative ».

Logiquement, l’annonce de la suppression de l’exit tax a retenu l’attention de ceux qui se sont penchés sur l’interview d’Emmanuel Macron par le magazine américain Forbes, publiée ce mardi 1er mai. Mais, au-delà d’une mesure qui devrait faire économiser 800 millions d’euros aux plus fortunés dès 2019, la retranscription des 20 minutes qu’a passées le Président à parler via Skype aux journalistes Randall Lane et Parmy Olson permet de se faire une idée encore un peu plus précise de la vision de l’économie française que porte le chef de l’Etat. Dans cet entretien avec la presse libérale, Emmanuel Macron, mis à l’aise par des interlocuteurs acquis à sa cause, se lâche et livre sans complexes une pensée qui emprunte autant à la « disruption » digitale du XXIe siècle qu’au néolibéralisme de Margaret Thatcher lors des années 1980.

Disruption à tous les étages

D’emblée, le président se pose en surplomb, adoptant la posture du tuteur qui doit enseigner la bonne parole aux Français : « Comme je l’ai expliqué à mon peuple, nous sommes au tout début d’une immense transformation globalement due à l’arrivée du numérique, à la disruption digitale, et maintenant avec l’émergence de l’intelligence artificielle. » Autre figure imposée du macronisme, la rupture nette que marquerait sa présidence : « Pendant trois ou quatre décennies en France, les gens ont réagi à ce changement en déclarant qu’ils y résisteraient. Les partis de gauche et de droite ont en fait proposé à notre peuple de se protéger contre les changements. » A ceux qui voudraient se « protéger » contre les changements, Emmanuel Macron sert ce qui est devenu son mantra : « Nous avons besoin de réformer en profondeur, y compris la partie traditionnelle de l’économie. L’agriculture, l’industrie et les services sont déjà totalement disruptés. » Disrupter : ce terme, signifiant grosso modo « bouleverser en profondeur une situation » est d’habitude plutôt utilisé par les patrons de start-up et les as du marketing. Le président de la République l’emploie six fois en 20 minutes avec les journalistes de Forbes.

Lire les deux articles : Macron mai18

La sécession des « élites »

25 avril 2018 Commentaires fermés sur La sécession des « élites »

ou comment la démocratie est en train d’être abolie.

Par  Coralie Delaume Publié le 20/04/2018 in FigaroVox

FIGAROVOX/TRIBUNE – Coralie Delaume analyse les raisons de la fracture qu’elle observe entre les «élites», une classe minoritaire de privilégiés, et la masse qui n’a pas accès aux études prestigieuses ou qui n’a pas son mot à dire dans les orientations économiques de l’Union européenne.

Coralie Delaume est essayiste, co-auteur de La fin de l’Union européenne(Michalon, 2017) et animatrice du site L’arène nue.

La Révolte des élites et la trahison de la démocratie est le titre d’un livre du sociologue américain Christopher Lasch, publié à titre posthume en 1995. Bien sûr, l’ouvrage analysait l’Amérique de son temps. Pourtant, il s’applique parfaitement à la France et à l’Europe d’aujourd’hui, dont il semble avoir anticipé l’évolution des classes favorisées avec une acuité visionnaire.

Le livre pose l’hypothèse que ce n’est plus la «révolte des masses» qui menace désormais la vie démocratique, mais la coupure de plus en plus prononcée entre le peuple et les «élites». Une coupure tant économique et matérielle qu’éducative et intellectuelle, dont résulte le repli sur eux-mêmes des privilégiés. Ces derniers ne parlent plus qu’à leurs pareils, c’est-à-dire non seulement à ceux qui bénéficient d’un même niveau de richesses, mais également à ceux qui partagent le même niveau d’instruction. Ils adorent mettre en scène leur pouvoir et le font de mille façons : exhibition des signes extérieurs de richesse, bien sûr, mais également – et de plus en plus – de leur patrimoine culturel. Le discours, ahurissant de cuistrerie, du président Macron sur l’intelligence artificielle (29 mars 2018) en est un exemple qui confine au grotesque. En revanche, ils n’assument plus que de mauvaise grâce les charges et responsabilités qui devraient leur incomber, et préfèrent le service de leur intérêt bien compris à celui d’un «intérêt général», dont ils ne conçoivent même plus qu’il pût exister.

Vingt ans après Lasch, le phénomène du séparatisme élitaire qu’il voyait poindre dans son pays vient de faire l’objet, pour la France cette fois, d’une étude chiffrée. Jérôme Fourquet a en effet publié, pour le compte de la Fondation Jean Jaurès, une note au titre évocateur : «1985-2017, quand les classes favorisées ont fait sécession». Il y explique notamment que la cohésion de la société française «est mise à mal aujourd’hui par un processus presque invisible à l’œil nu, mais néanmoins lourd de conséquences : un séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société, les occasions de contacts et d’interactions entre les catégories supérieures et le reste de la population étant en effet de moins en moins nombreuses».

Lire la suite : La sécession des « élites »